On estime que le karaté origine de lancien kung fu de Shao Lin.
Ses racines remontent à plusieurs siècles et certains détails de son évolution demeurent vagues à ce jour. Il semble que le karate-do soit né à Okinawa, au Japon. Apparemment dérivé des disciplines martiales artistiques pratiquées en Chine, la forme ancestrale du karaté aurait été enseignée au peuple dOkinawa il y a plusieurs centaines dannées. Après avoir analysé le style en profondeur, les moines et sages japonais y ont intégré des principes issus de lart martial traditionnel régional.
À cette époque oú régnait la souveraineté féodale, les armes se faisaient rares. Craignant les révoltes, les souverains dOkinawa bannirent les armes sous toutes leurs formes, incluant les outils suspects utilisés par les fermiers. Par mesure de prudence, les dirigeants soumettaient ces instruments à une stricte réglementation afin de prévenir toute tentative de rébellion, ce qui laissait le peuple démuni et vulnérable. Pour défier ces lois, le peuple se mit à pratiquer en secret le karaté, un art délaissé depuis plusieurs décennies. Ils raffinèrent progressivement leurs techniques de défense à mains nues, ressuscitant ainsi lesprit du karaté. Bien entendu, ces leçons se faisaient généralement sous le couvert de la nuit, les élèves encore vêtus de leurs pyjamas (doú lorigine du gi).
Avec le temps, le karate-do sest structuré et organisé en sa forme moderne actuelle, largement popularisée dans les années cinquante lorsque le Japon entreprit denvoyer ses maîtres outremer pour enseigner le karaté au reste du monde.
KIHON - LA BASE
Les fondements du Karaté traditionnel reposent, dabord et avant tout sur le kihon, qui signifie essentiellement 'techniques de base'. Avant de pouvoir progresser dans lentraînement, il est essentiel de bien asseoir la base. Une bonne maîtrise du kihon permet daccroître lefficacité des techniques pratiquées en kata et en kumite à un stade plus avancé.
Outre la pratique de mouvements standards pour effectuer les blocs, frappes, coups de poings et coups de pieds, la notion de kihon englobe aussi des aspects plus subtiles de lentraînement. En effet, la position des pieds, la posture et léquilibre sont des éléments déterminants des bases à acquérir, tout comme la respiration, qui permet de relaxer et de maintenir un état de zanshin.
Grâce à un entraînement sérieux et régulier, lélève élimine les mouvements superflus et dégage ainsi plus de puissance.
KATA - LA FORME
Les katas sont des enchaînements de mouvements qui forment une chorégraphie dans le but dillustrer la dimension artistique des arts martiaux. Les katas enchaînent, de manière très structurée, des combinaisons de mouvements parfois originales et rarement utilisées, qui simulent une situation de défense contre plusieurs agresseurs provenant de multiples directions.
Chaque kata a un sens profond sur le plan physique et traditionnel. Les katas de base entrent dans la catégorie « heian » et sont attribués individuellement à un niveau, un rang précis. Dans tous les katas, le karatéka doit revenir à son point de départ lorsquil a terminé.
KUMITE - LE COMBAT
Dès quil y a combat entre deux élèves, on parle de kumite. Pour la plupart des karatekas, il est formellement interdit de réellement frapper le partenaire de combat. Cependant, à un niveau avancé où les élèves saffrontent en « combat libre », il est permis de faire contact.
Au niveau «kihon», le kumite fait appel à des techniques pré-déterminées, effectuées dans les positions de base et selon un rythme donné.
Le kumite de style « Jiyu » affiche une position de combat libre et des règles plus souples. Dans ce cas, les élèves peuvent se déplacer vers lavant, larrière ou le côté au moyen de glissements ou de pas multiples.
COMPÉTITIONS
"Bien que la maîtrise technique nous permette datteindre de hauts échelons, le Karaté traditionnel poursuit une quête sans fin. Le potentiel de dépassement de lhomme et sa capacité de triompher nous invitent à sans cesse repousser nos limites.
ÉTIQUETTE EN COMPÉTITION
En compétition, les mêmes règles de courtoisie sappliquent. On doit saluer chaque fois que lon entre, ou que lon sort. Avant le début de la compétition, les compétiteurs salignent pour effectuer la routine de salutation traditionnelle, après quoi laire de compétition est divisée en zones rectangulaires. Chaque zone est attribuée à un groupe dâge et à un niveau déterminés. En général, on débute par le niveau le moins avancé et les élèves plus jeunes, pour continuer avec les plus vieux. En attendant son tour, on peut se réchauffer dans un coin établi. Cependant, il faut être vigilant et surveiller le moment où les juges appellent les catégories et groupes dâge afin de ne pas manquer son tour!
Durant la compétition, tous les élèves de la catégorie visée doivent rester agenouillés à lextérieur de la zone délimitée. Lorsquils sont appelés, ils doivent saluer et se diriger vers leur position en passant par les côtés. Certains compétiteurs se font remettre une ceinture rouge qui permet de les distinguer de leur adversaire. Ils doivent sempresser de la mettre.
LE KATA INDIVIDUEL
En groupes de deux lun rouge, lautre blanc les concurrents exécutent un kata pré-déterminé évalué par quatre juges qui rendent leur décision sur la meilleure performance. Un cinquième a le pouvoir de décision final. En cas dégalité, on demande dexécuter un deuxième kata. À lissue des rondes éliminatoires, les finalistes exécutent un kata individuel et se font attribuer des notes par les cinq juges. On retranche la meilleure note et la plus basse pour faire la moyenne des trois autres. Les pointages finaux déterminent ensuite les trois vainqueurs et leurs positions respectives.
Le kata est noté selon les facteurs suivants :
• Concentration
• Rythme, délai dexécution et fluidité
• Puissance et force projetée
• Équilibre et confiance
• Retour à la marque de départ
Une pause ou une hésitation de plus de cinq secondes entraîne lélimination automatique.
LE KATA DE GROUPE
Durant les compétitions, on appelle périodiquement les équipes inscrites à venir présenter leur kata de groupe. Il sagit alors aux trois équipiers qui formeront idéalement un tout homogène en termes de grandeur, dâge et de niveau dexécuter le même kata simultanément, en parfaite synchronicité.
Les trois équipes gagnantes sont déterminées selon un pointage compilé comme dans la compétition individuelle.
LE KUMITE DE BASE
En combat, les compétiteurs ne peuvent sortir de la zone délimitée.
Lorsquils sont appelés, les concurrents saluent une première fois, contournent la zone pour entrer par le côté, saluent une deuxième fois, puis vont se placer à leurs marques. Selon le niveau des concurrents, on juge la performance en kihon kumite (pour les moins avancés) ou en jiyu kumite (pour les plus avancés).
Les routines sont pratiquement identiques à celles enseignées en classe.
LE KUMITE AVANÇÉ
Les plus haut gradés doivent saffronter en combat libre et tenter de marquer avec différentes techniques: les coups de poing, ou tsuki, les coups de pied, geri, ou les frappes, uchi. Deux types de points sont attribués: "ippon", cest-à-dire un point complet, et "waza-ari", un demi-point. Le match dure deux minutes, après quoi les juges rendent leur décision si les concurrents nont pas marqué, ou sils sont à égalité.
Un point "ippon" doit répondre aux critères suivants :
• Timing (adversaire na pu bloquer)
• Distance et précision
• Efficace mais sans blessure (contrôle)
Critères pour marquer un 'waza-ari' :
• Techniques réussies mais qui manquent de précision et/ou de timing.
Des pénalités sont données pour une sortie de zone ou un mauvais comportement. Le combat libre 'jiyu kumite' peut être pratiqué individuellement ou en équipe.
Pour gravir les échelons du Shotokan, on doit conserver la même couleur de ceinture le même grade pendant au moins 12 semaines dentraînement, et avoir suivi un minimum de 36 cours. En plus, le Sensei doit personnellement évaluer lélève pour déterminer si ses efforts lont suffisamment préparé.
AVANT L'EXAMEN
Les examens se font généralement au dojo, en observant les mêmes règles détiquette.
Il importe de saluer à lentrée et à la sortie de la salle. Avant lexamen, les plus hauts gradés préparent la salle. Les aspirants doivent arriver au moins une demi-heure avant le début des examens.
Au début de lexamen, les élèves salignent selon la routine habituelle. Lexamen commence après les salutations.
DURANT L'EXAMEN
Les élèves sont habituellement appelés en groupes de deux, trois ou quatre, en commençant par les moins avancés et en procédant graduellement jusquaux ceintures avancées.
Lorsque son nom est appelé, le karateka doit saluer à une « porte » fictive centrée à larrière de la zone désignée pour lexamen. Il serait inacceptable dentrer par une autre point. Lexamen pour chaque niveau est divisé en trois étapes, soient le kihon (base), le kata (forme), et le kumite (combat). Bien quils soient évalués en groupes, les karatekas doivent respecter lordre dans lequel ils ont été appelés.
Pour évaluer le kumite, le Sensei choisit parfois de faire appel à dautres élèves, surtout lorsque les élèves en examen sont de grandeurs différentes. Il serait évidemment impensable quun élève ne réponde pas avec empressement à cet appel.
APRÈS L'EXAMEN
Lorsque tous les karatekas ont été évalués, ils se mettent en rang devant le Sensei (et du deuxième examinateur, le cas échéant), qui remet les évaluations écrites. Chacun savance pour recueillir son évaluation, après un salut courtois et une vigoureuse poignée de main à chaque examinateur présent.
Les résultats dexamen font état des notes reçues pour chaque point évalué, et de certains commentaires dont lélève doit tenir compte afin de pouvoir saméliorer. Les résultats dexamen doivent être promptement remis à lexaminateur et ne doivent jamais sortir de la salle dexamen.
ÉCHELON
Avec les années, les karatekas acquièrent de lexpérience qui leur permet de gravir des échelons symbolisés par des couleurs de ceinture. On peut ainsi reconnaître à leurs ceintures les étudiants seniors du dojo, qui se voient attribuer plus de responsabilités et doivent répondre à de plus grandes exigences.
ceinture KATA 1ier Kiai 2ième Kiai No. Movements
Blanc Heian Shodan 9 17 21
Jaune Heian Nidan 11 26 26
Orange Heian Sandan 10 20 20
vert Heian Yondan 13 25 27
Bleue Heian Godan 12 19 23
Bleue Tekki Shodan 15 29 29
Brune Bassai Dai + 19 42 42
1st · Le premier Kiai · • 2nd · Le deuxième Kiai · • # · Nombre de mouvements
centure KYU KUMITE
Blanc 9 Kihon Sanbon: 3 pas de base
Jaune 8 Kihon Sanbon: 3 pas de base
Orange 7 Kihon Ippon : 1 pas(coup de poing seulement)
Vert 6 Kihon Ippon : 1 pas(coup de poing seulement)
Vert 6 Kihon Ippon : 1 step (upper & lower body)
Bleue 5 Jiyu Ippon : semi free
Bleue 4 Jiyu: free
Brune 3 Jiyu Ippon : semi free
Brune 2 Jiyu: free
Brune 1